Dans les temps les plus reculés, la magie était exercée comme un culte voué aux forces primaires universelles et aux esprits naturels. Les forêts, par exemple, étaient considérées comme des cathédrales tantôt maléfiques, tantôt bénéfiques. De même, les astres étaient vus comme des dieux tout-puissants, les eaux étaient enchantées, les animaux, des esprits familiers qui entouraient les humains.
Le paganisme était ainsi la religion des hommes proches de la nature. Le mot pagus désigne en latin le village, et la religio paganorum est avant tout celle des paysans, dont les prêtres et prêtresses étaient jadis constitués de sorciers et de sorcières : équivalents de nos médecins, prêtres et psychanalystes modernes.
Les sorcières étaient les prêtresses du dieu Pan, dieu cornu soufflant dans sa flûte pour célébrer la fertilité de la nature. La sorcière est avant tout une adepte du panthéisme qui proclame que le divin est présent partout où se trouve la vie.
Ce « dieu cornu » trouve une autre représentation en Dianus, pendant masculin de Diane. Les cornes symbolisaient l'axe vertical qui relie la terre au divin, idée que l'on retrouve en évoquant la "corne d'abondance".
Cependant, on trouvait également dans les civilisations antiques grecque et romaine une religion parallèle, inspirée des cultes de Mésopotamie, de Perse, de Chaldée et de l'Égypte ancienne. En Grèce, Porphyre (233-303) croyait que certains esprits venaient se rassasier aux tables des vivants, et il ne pouvait se nourrir sans tenter de les éloigner par différents rites et cérémonials de purification. Il existait ainsi à Rome une loi, la Lex Cornelia, qui interdisait ces pratiques et qui condamnait à mort ceux qui s'adonnaient aux pratiques de sorcellerie : « les devins, les enchanteurs et ceux qui font usage de la sorcellerie à de mauvaises fins, ceux qui évoquent les démons, qui bouleversent les éléments, qui, pour nuire, emploient des images de cire, seront punis de mort. »
~ Un culte nocturne ~
La religion païenne était une religion dont les rituels étaient célébrés surtout la nuit, n'ayant aucun effet le jour : la fête des druides, la nuit de Walpurgis, Halloween -nouvel an païen -, les solstices et équinoxes ; les bacchanales, les fêtes de Diane.
C'est pourquoi, dans les cultes anciens, la nuit était adorée comme une figure divine :
En Grèce, Nyx, première fille du Chaos, engendre les catastrophes, le deuil, le chagrin. Elle est la mère de deux jumeaux : Le sommeil et la mort.
Dans la religion païenne, Hécate est la déesse de la lune, mère des sorcières et des fantômes. Elle est souvent accompagnée de chiens et de loups.
En Norvège, la Mara est un esprit succube de la nuit, qui, à l'instar de son pendant masculin (l'"incube" ), venait la nuit partager la couche des rêveurs endormis afin de se repaître de leur énergie vitale.
En Russie, en Pologne et en Tchécoslovaquie, les notchnitsa venaient mordre et pincer les nourrissons durant leur sommeil nocturne.
En Ecosse, Annis la Noire était une ogresse affreuse qui, cachée au creux d'un chêne, guettait le passage des enfants pour se délecter de leur chair tendre.
(source Wikipedia)
Dans Charmed, les sorciers sont des créatures presques toujours maléfiques. En effet, même ceux qui naissent du côté de la Lumière finissent généralement par succomber aux Forces du Mal. Leur but est, pour les plus malfaisants, de tuer les sorcières pour s'emparer de leurs pouvoirs. Ils ont une apparence humaine, comme les sorcières.